Come un mare fuor d’acqua #2 | L’eau en Senne

Une parade acoustique – aquatique pour la réactivation de la mémoire de la Senne dans le centre-ville de Bruxelles.

Un projet proposé par Anna Raimondo dans le cadre de sa résidence à la MAAC (Maison d’Art Actuel des Chartreux), soutenu par la BJCEM (Biennale des Jeunes Créateurs de l’Europe et de la Méditerranée).

Atelier de bruitage aquatique : 6-11 Septembre à la MAAC, rue des Chartreux 26-28, 1000 Bruxelles.

Parade sonore publique : 11 Septembre à 16h00, rdv Place Anneessens, 1000 Bruxelles.

LEES_profileLe projet L’eau en Senne est la deuxième étape du parcours artistique Come un mare fuor d’acqua, initié par Anna Raimondo à Milan, dans le cadre de la 17ème édition de la BJCEM, sur invitation du commissaire Marco Trulli et en collaboration avec Fatima Bianchi et Mare Culturale Urbano. A cette occasion, l’artiste avait interviewé les habitants de la ville pour réactiver leur imaginaire de la mer, tout en collectant des images urbaines sublimant son absence.

Suite à cette expérience, Raimondo poursuit sa recherche liée aux univers aquatiques et à leurs traces dans l’imaginaire collectif, en orientant cette fois-ci son travail sur la mémoire du passage de la Senne dans le centre-ville de Bruxelles. L’eau en Senne propose aux bruxellois(e)s un voyage sonore sous forme d’une parade publique qui aura lieu le 11 septembre. Le parcours de la parade est le fruit d’une recherche menée en collaboration avec l’asbl EGEB (les Etats Généraux de l’Eau à Bruxelles) et il sera animé par un orchestre bruitiste composé lors d’un atelier de bruitage et création sonore ouvert à tous et à toutes, dirigé par l’artiste en duo avec la bruiteuse Céline Bernard. Une vidéo témoignant du processus de création du projet sera présentée lors de l’exposition personnelle d’Anna Raimondo curatée par Nancy Casielles et Nancy Suarez à la MAAC (du 24 Novembre au 17 Décembre 2016).

Traversant différentes couches du centre-ville et croisant des époques variées, habitant(e)s, touristes, curieux et curieuses sont invités à parcourir les lieux autrefois investis par la rivière et à plonger dans un univers aquatique à base d’improvisations sonores faites maison. En coulant de nouveau dans l’espace urbain, L’eau en Senne suggère la dimension d’un ailleurs submergé avant la transformation urbanistique de Bruxelles, évoquant ainsi une géographie transitoire et variable. En se superposant, deux temps et deux villes coexistent pour finir par s’assembler à un moment donné grâce à la parade aquatique, dans un espace mental où mémoires et réalités se confondent. A travers une expérience sonore participative, entre divertissement et interpellation, le projet aspire à réactiver la mémoire liée au passage de la Senne à Bruxelles et à célébrer l’eau comme bien commun.